Month: February 2017

François Ruffin César du meilleur documentaire.

Récompensé par le César du meilleur documentaire, François Ruffin en a profité pour alerter sur le sort des ouvriers. il a directement interpellé le président de la République.

Merci Patron!, film engagé et satirique de François Ruffin qui égratigne avec dérision le géant du luxe LVMH et son PDG Bernard Arnault a décroché, vendredi 24 février, le César du meilleur documentaire lors de la 42e cérémonie des César.

 

 

 

Vu sur : http://www.ouest-france.fr/culture/cinema/les-cesar/cesar-2017-le-realisateur-de-merci-patron-appelle-hollande-se-bouger-4821534

 







Christian Combaz : Linkedin trafique dans notre dos.

 

Christian Combaz : “Je précise que le réseau Linkedin est un réseau sur internet qui est comme une espèce d’arbre généalogique de vos activités. Il relie les gens qui font des choses avec vous, autour de vous, mais le problème c’est que cet arbre pousse à votre insu. Quand vous avez vécu dans plusieurs pays, depuis de nombreuses années, une main invisible fouille votre carnet d’adresses pour envoyer à plusieurs personnes des informations sur ce que vous faites, ou alors elle vous dit que vous ne vous connaissez pas encore mais que vous connaissez la même personne, etc. En gros c’est le même genre que Facebook mais en plus professionnel, avec un côté recherche d’emploi ce qui veut dire que, si vous voulez mettre votre CV, vous pouvez. Jusque là, je n’y avais guère prêté attention, mais deux choses ont eu lieu la même semaine. Au moment où ce jeune prêtre originaire de Campagnol a prétendu vouloir entrer en relations avec moi sur Linkedin, Vladimir Poutine a annoncé que le réseau Linkedin serait interdit en Russie. Ah bon et pourquoi ?”

Facebook et Google s’arment contre les fausses nouvelles en France.

Les géants américains Facebook et Google ont annoncé lundi le lancement en France de nouveaux outils pour lutter contre la propagation de fausses informations à l’approche de deux scrutins clefs dans l’Hexagone.

Le premier réseau social mondial et le leader de la recherche sur internet font tous les deux le pari de dispositifs collaboratifs basés sur la participation des citoyens et des partenariats avec les médias locaux face à la menace des fausses nouvelles.

La riposte intervient après une salve de critiques ayant notamment ciblé Facebook, accusé de ne pas avoir su empêcher la publication sur sa plateforme d’informations erronées lors de l’élection présidentielle américaine l’an dernier.

Plusieurs pays où sont prévus des scrutins importants dans les mois à venir, comme l’Allemagne et la France, craignent aujourd’hui que des campagnes de désinformation et la propagation de discours haineux sur internet et les réseaux sociaux puissent avoir un impact sur le résultat des élections.

Facebook va mettre en place un dispositif permettant d’améliorer le signalement par ses utilisateurs d’informations potentiellement erronées et leur vérification grâce à un partenariat avec huit médias (l’AFP, BFMTV, L’Express, France Médias Monde, France Télévisions, Libération, Le Monde et 20 Minutes).

Le réseau social, qui compte 24 millions d’utilisateurs se connectant chaque jour à son réseau en France, étend ainsi à l’Hexagone des outils déjà utilisés aux États-Unis et en Allemagne.

Dans le détail, si un utilisateur signale une information erronée et confirmée comme telle par deux médias partenaires après vérifications, la publication affichera alors un pictogramme mentionnant que l’information est fausse. Si cette publication est partagées par un utilisateur avec ses contacts, un avertissement « contesté par des tiers » leur sera envoyé.

« La motivation financière est à l’origine d’une grande partie des fausses informations. C’est pourquoi une information labellisée contestée ne pourra pas être convertie en publicité ni faire l’objet d’un post sponsorisé », précise également Facebook.

Le réseau social s’associe par ailleurs au dispositif élaboré par l’alliance de médias First Draft avec le News Lab de Google.

Baptisé CrossCheck, il permettra de mettre en commun les expertises d’acteurs des médias et des technologies – français et internationaux – toujours dans le but de détecter de potentielles fake news.

« Face à un défi de cette ampleur, c’est vraiment l’union qui fait la force. En collaborant avec de nombreuses rédactions et en ouvrant le projet au public, je suis convaincue que nous serons en mesure de contribuer à limiter le flux de désinformation à un moment aussi crucial pour la France », explique Jenni Sargent, directrice générale de First Draft, dans un communiqué.

Sources:
http://pieuvre.ca/2017/02/06/facebook-et-google-a-lassaut-des-fausses-nouvelles-en-france/
http://ici.radio-canada.ca/breve/81716/facebook-google-arment-fausses-nouvelles-france

Scandale pour Samsung et ses TV connectées.

En effet, deux affaires se cumules, à savoir, la présence d’espions au sein des appareils et l’injection sauvage de publicité indésirable…


Le premier point fait froid dans le dos : l’accusation dont les téléviseurs Samsung font l’objet est grave, ils permettraient de mettre les utilisateur sur écoute et de collecter des données personnelles en masse En résumé, un objet de surveillance qui enregistre tout ce qui est dit dans une pièce et épie les faits et gestes des utilisateurs. C’est ce que ressort du récent discours de Parker Higgins, militant de l’organisation de défense des libertés américaines EFF.

Inutile de dire que cette information choquante a fait du bruit sur la Toile et qu’un vent de panique s’est emparé de possesseurs de téléviseurs connectés de la marque sud-coréenne et d’une partie de la presse. La raison : une phrase figurant dans les conditions d’utilisation édictées par Samsung, qui précise que les services de commande à la voix existant sur ses téléviseurs peuvent être amenés à transmettre des conversations privées à un « service tiers » :

« Nous vous signalons que, si les mots que vous prononcez contiennent des informations privées ou confidentielles, ces informations feront partie des données transmises à un tiers lorsque vous utiliserez le service de reconnaissance vocale. »

 

Très inquiétante, la phrase n’est pourtant pas une nouveauté : elle figure depuis longtemps dans les conditions d’utilisation des téléviseurs Samsung. Et on la retrouve également, presque mot pour mot, dans les conditions d’utilisation d’un téléviseur de la marque concurrente LG. Il est inutile de préciser que les commandes vocales sous iOS ou Android sont aussi envoyées sur des serveurs tiers pour interprétation…
Accusé d’écouter les conversations de ses clients, Samsung a affirmé au Guardian qu’il n’enregistrait pas les sons captés par ses téléviseurs, et que les données sonores étaient uniquement « fournies à un service tiers durant une recherche de commande vocale ». Sollicitée par Le Monde, Nuance confirme qu’elle est bien destinataire de ces données vocales. « Nous n’utilisons ces données qu’à des fins d’amélioration de notre technologie. […] Lorsque nous travaillons avec des entreprises tierces, un contrat garantit la confidentialité des données. […] Nous ne vendons pas ces données à des fins de marketing ou de publicité », écrit Gretchen Herault, le responsable de la vie privée de la société.

Contacté par le site spécialisé TechCrunch, Samsung indique que la commande vocale peut être activée ou désactivée par l’utilisateur. «L’utilisateur peut aussi déconnecter le téléviseur du Wifi», ajoute le fabricant, qui argue que le public ne peut pas l’accuser de l’espionner à son insu puisqu’un petit micro apparaît à l’écran quand la reconnaissance vocale est activée. Samsung assure par ailleurs ne pas conserver ni vendre ces données vocales à des tiers.

Pour clôturer le sujet, il a été précisé que l’écoute est passive et non active :

« Ces téléviseurs n’écoutent pas en permanence tout ce qui se passe dans la pièce – le problème le plus important, c’est que leurs conditions d’utilisation ne sont absolument pas transparentes et sont beaucoup trop longues. »

Par contre, sachez que toutes les métadonnées sur les utilisateurs sont elles collectées et envoyées au constructeur (chaînes regardées, nom du film en cours de diffusion, recherches effectuées, etc). Imaginez ce que l’agrégation de ces données peut faire comme fichiers d’exploitation commerciale ciblée…

Publicité indésirable repérée

Le second scandale visant les Smart TV Samsung est l’insertion sauvage de publicité au sein de films téléchargés ou de programmes en direct. Mercredi, le constructeur coréen a présenté ses excuses à ses clients australiens, déclarant : «Certains utilisateurs de téléviseurs Samsung ont connu des interruptions sous la forme d’une publicité pour Pepsi. Il s’agit d’une erreur due à une mise à jour logicielle qui n’était pas destinée au marché australien, et elle a été rectifiée. Samsung n’a pas l’intention de lancer ce type de publicité dans un futur proche en Australie.» Sur d’autres marchés, en revanche…
Plusieurs internautes ont témoigné sur Reddit et sur un forum du media center Plex. «La pub Pepsi apparaît toutes les 20-30 minutes, sans son mais avec une image claire», explique l’un, qui utilise le programme pour regarder sur sa télé des films et des séries téléchargés sur son ordinateur. Un autre précise que la réclame n’apparaît pas quand il utilise Plex sur son PC ou sa PS4. Des clients du câblo-opérateur australien Foxtel, eux, ont même eu droit à l’écran publicitaire lors de programmes en direct.
Il s’agit en fait d’une option bien cachée parmi la masse de paramètres, et active par défaut sur toutes les TV connectées de la marque. Vous pouvez y accéder via Menu > Smart Hub > Terms & Policy > Yahoo Privacy Policy. Espérons en tout cas que la marque se montrera plus transparente dans ses pratiques vis-à-vis de ses consommateurs dans le futur…
source : undernews.fr

Les postes Vizio surveillaient le comportement des téléspectateurs à leur insu.

C’est le problème du tout connecté et des dérives qui ne manqueront pas de surgir. C’est aux USA mais..(Les données de visionnage, couplées à d’autres informations personnelles, étaient revendues à des régies publicitaires.)

2,2 millions de dollars (2 millions d’euros) : c’est le montant de l’amende qu’a accepté de payer, lundi 6 février, Vizio, un fabricant américain de télévisions, à la suite d’une plainte de la Federal Trade Commission (FTC), le régulateur américain du commerce, et du procureur général du New Jersey.

Il était reproché à l’entreprise d’avoir scruté les habitudes télévisuelles de ses utilisateurs sans leur consentement pour les transmettre à des régies publicitaires.

Les onze millions de télévisions connectées fabriquées par Vizio analysaient en effet, selon la FTC, ce que regardaient leurs propriétaires seconde par seconde. Il était ainsi possible de savoir exactement qui regardait quoi, qu’il s’agisse d’un programme télévisé, d’un Blu-ray ou d’une vidéo d’un service de streaming, par exemple.

« Vizio a ensuite transformé cette montagne de données en revenus en vendant l’historique de visionnage des consommateurs à des régies publicitaires et autres, explique Lesley Fair, avocate de la FTC, sur le site de l’institution. Et soyons clairs : nous ne parlons pas seulement d’informations sommaires sur les tendances nationales. Selon la plainte, [la société] Vizio s’est intéressée à des données plus personnelles. »

Les données de visionnage récoltées par l’entreprise étaient couplées à des informations comme le sexe, l’âge, le niveau de revenu ou d’éducation, mais aussi le statut marital ou encore la taille du foyer.

Des publicités ciblées sur d’autres appareils

Comment étaient obtenues ces données ? En fournissant l’adresse IP du client, qui permet d’identifier, par exemple, sa « box » Internet, à d’autres entreprises spécialistes de l’agrégation de données.

Celles-ci disposaient déjà d’un certain nombre de données personnelles sur ces personnes, qui ont ainsi pu être couplées avec leurs habitudes télévisuelles afin de proposer des publicités ciblées, explique la FTC. « Vizio permettait aux régies publicitaires de tracer et de cibler ses clients à travers plusieurs appareils », souligne Lesley Fair. Ce qui signifie que les publicités ciblées pouvaient apparaître non seulement sur la télévision, mais aussi sur l’ordinateur, le téléphone ou la tablette du client.

Ce qui a vraiment posé problème à la FTC n’est pas tant la collecte et l’exploitation de ces données que le fait que celles-ci se fassent par défaut, sans autorisation de l’utilisateur.

Vizio, dont les téléviseurs sont majoritairement vendus aux Etats-Unis, n’est pas la seule à se livrer à ce genre de pratique. D’autres grands fabricants de télévisions connectées, un peu partout dans le monde, peuvent accéder au même type de données et les vendre à des régies publicitaires. Mais aux Etats-Unis, la plupart des autres marques demandent le consentement du client et ne sont donc pas inquiétées.

source : le Monde